Ce bien est-il rentable ?

Prix, loyer, charges, financement — on en tire le cashflow, le rendement net et le DSCR. Et si le compte n'y est pas, ce qu'il faudrait changer pour y arriver.

1

Acquisition

Acte en main 27 000 000 XPF
XPF
XPF
XPF
2

Revenus locatifs

Effectif 1 650 000 / an
XPF
mois/an
%
3

Charges d'exploitation

Hors crédit 240 000 / an
4

Financement et fiscalité

Mensualité 154 143 XPF
XPF
%
mois
/ mois
%

Fiscalité simplifiée : l'impôt est estimé à partir du revenu net d'exploitation.

Ratios détaillés

Revenu net d'exploitation 1 410 000 XPF / an

Rendement brut

6,67 %

Rendement net

5,22 %

Dette annuelle

1 849 712 XPF

Point mort d'occupation

116,1 %

Le rendement brut ne veut presque rien dire

Le rendement brut — le loyer annuel divisé par le prix d'achat — est le chiffre le plus cité et le moins utile. Il ignore les frais d'acquisition, la taxe foncière, les charges non récupérables, l'entretien, la vacance et l'assurance.

Le rendement net, lui, part du revenu réellement encaissé et retire toutes ces charges. L'écart entre les deux dépasse couramment un point et demi, ce qui suffit à transformer un bon dossier en dossier moyen.

Le cashflow, ce qui sort de ta poche

Un investissement peut afficher un rendement net honorable et te coûter de l'argent chaque mois. Le cashflow est la différence entre les loyers encaissés et la totalité des sorties, mensualité de crédit comprise.

Un cashflow négatif n'est pas disqualifiant en soi : tu construis du patrimoine avec un effort d'épargne mensuel. Il devient dangereux quand tu ne l'avais pas prévu, ou quand une vacance de deux mois suffit à le rendre intenable.

Le DSCR, la lecture du banquier

Le DSCR rapporte le revenu net d'exploitation au service de la dette. En dessous de 1, le bien ne se paie pas tout seul. Au-dessus de 1,1 ou 1,2, il encaisse un aléa sans que tu aies à remettre au pot.

C'est la métrique que regarde un financeur, et elle est étrangement absente des simulateurs grand public. Avec le point mort d'occupation — le taux de remplissage en dessous duquel l'opération décroche — elle dit la solidité du montage bien mieux qu'un rendement affiché.

Questions fréquentes

Quel rendement viser pour un investissement locatif ?
La question porte mal : un rendement net de 4 % avec un cashflow positif vaut mieux qu'un brut de 7 % qui ponctionne 50 000 XPF par mois. Regarde le rendement net, le cashflow et le DSCR ensemble, jamais un seul des trois.
Faut-il compter la vacance locative ?
Toujours. Un mois de vacance par an ampute déjà le revenu de plus de 8 %, et les relocations en comportent presque systématiquement. Prévoir zéro vacance revient à surestimer le rendement.
Qu'est-ce que le point mort d'occupation ?
Le taux de remplissage minimal pour que l'opération s'équilibre. À 117 %, il est inatteignable : le bien perd de l'argent même loué toute l'année. En dessous de 85 %, tu disposes d'une marge de sécurité confortable.